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Yoki

Aquarelle, huile

, oeuvre de Yoki

A propos de Yoki

Yoki, fils d’Emile Aebischer dont il héritera le prénom, et de Clotilde, née Gauthier, vient au monde à Romont le 21 février 1922. De son père, sellier–tapissier singinois, il a appris le sens du travail bien fait ; de sa mère, fille de commerçant fromager, il reçoit en héritage le sens des relations humaines. Fils espéré, Yoki est entouré de deux sœurs autour de son berceau. Il sera cajolé par les deux sœurs aînées, deux sœurs cadettes et une cousine devenue fille adoptive. La maladie de sa mère et l’incertitude du temps émeuvent le médecin de famille qui s’exclame, en examinant le nouveau-né : « mon pauvre yokely » ! Avec une petite contraction, Yoki avait trouvé son nom d’artiste.

Après ses classes primaires et trois ans d’études littéraires au Pensionnat Saint-Charles à Romont, Yoki est émancipé à l’âge de 14 ans. Temps assez long pour se faire des amis pour la vie, les Fasel, Pugin et consorts, mais trop court pour éponger sa soif de connaissances. La faillite de la boutique paternelle raccourcit l’adolescence de Yoki et de ses sœurs, obligés de gagner prématurément leur vie, dans la capitale fédérale. En 1936, Yoki est engagé comme garçon-livreur à bicyclette et apprenti pâtissier. Le stage sera court mais il permit à Yoki de faire ses premières expériences artistiques… en décorant des tourtes. Yoki apprend ensuite les secrets de la fabrication du verre à l’Electroverre de Romont. Après avoir vu quelques dessins et pochades du jeune romontois, le célèbre architecte, Fernand Dumas, l’engage dans son atelier pour lui apprendre les rudiments de l’architecture. Verre et architecture : les deux fondamentaux de son futur métier. Yoki collabore à l’élaboration des plans de la future université de Fribourg à Miséricorde. Mais il rencontre surtout dans l’entourage de Dumas, les artistes de la société St Luc : les Cingria, Severini, Beretta. C’est l’étincelle qui va enflammer la carrière du futur peintre verrier. En l’espace d’une cinquantaine d’années, Yoki va créer plus de mille vitraux, en Romandie, en Suisse allemande, en France, en Angleterre où il rencontrera sa future épouse, en Italie, en Allemagne, en Israël et même en Afrique.

Son intérêt pour autrui, sa curiosité et sa gentillesse lui permettent de séduire artistes et collectionneurs. Il fait ainsi la connaissance de Madame Hedy Hahnloser qui l’hébergera. Ainsi le jeune artiste aura sous les yeux, dans les appartements de Winterthur, des toiles des maîtres de l’impressionnisme, de Cézanne, des nabis Bonnard et Vuillard. Sa vie durant, il sera influencé par ces derniers reflets d’un art du bonheur de vivre. Yoki aura aussi la chance d’être reçu dans l’atelier zurichois de Germaine Richier pour l’étude de modèles vivants. Dès la fin de la guerre, Yoki réside deux ans à Paris où il fréquente l’atelier d’André Lhote, peintre cubiste, à La Grande Chaumière, en compagnie d’un autre peintre firbourgeois, Bernard Schorderet.

Un accident sur un chantier d’une Eglise d’Angleterre où il peint le plafond oblige Yoki à un séjour de convalescence. Dans la famille de catholiques irlandais qui l’héberge, il fait la connaissance de l’aînée des filles, Joan O’Boyle qu’il épouse avant de l’entraîner avec lui en Suisse. De cette union heureuse naîtra un fils, Patrick, président en exercice de l’EPFL. Patrick et son épouse Nicole donneront à Yoki et Joan deux petits enfants, Oriane et Stéphane qui apportent joie et réconfort à la vieillesse des grands parents.

Dans les années septante, Yoki installe un atelier au Moulin de Courtaney pour y poursuivre son œuvre. Le tableau de chevalet le dispute alors à l’art monumental. La pratique, plus intimiste, de l’aquarelle et de la peinture à l’huile finit par l’emporter. Yoki se révèle alors comme un peintre radieux, révélateur des fondamentaux du paysage fribourgeois. Il expose chez Vallotton et dans de nombreuses autres galeries du pays romand. Son succès est ininterrompu.

Pour en savoir plus, trois livres ont paru sur Yoki et son œuvre.

  • Georges Borgeaud, Yoki, Fribourg, Musée d’art et d’histoire, 1978. Livre publié à l’occasion d’une grande exposition rétrospective. Le livre contient des notices biographiques, le catalogue des expositions et des œuvres intégrées à l’architecture.
  • Jean Roudaut, Yoki, Fribourg, éd. Martin Michel, 1987. Ce livre paru, à l’occasion d’une autre grande exposition au MAHF, dans la collection « Peintres fribourgeois », contient aussi des articles de presse relatant les premières expositions, des notes biographiques, la liste des expositions et le catalogue des vitraux et autres créations récentes.
  • Philippe Baud, Yoki un demi-siècle de vitrail. Un monde de lumière, Saint-Maurice, éd. Saint Augustin, 2001. Photos de Jean-Claude Mora.

Les oeuvres suivantes de Yoki sont disponibles. N'hésitez pas à contacter la galerie si vous désirez les voir en personne.
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