Anne Schnider, Patrick Gresse

Acrylic/mixed media, sculpture

From 15 May to 7 June 2009
Opening on Friday 15 May 2009 at 17h30

Anne Schnider

Anne Schnider a manifesté dès son enfance un intérêt pour l'art, en particulier le dessin et la musique. Arrivée en Suisse en 1968, elle vit actuellement sur la Riviera Lémanique.

Elle a suivi l'enseignement du dessin académique, de la peinture sur bois et de l'aquarelle dans l'atelier de différents peintres. Elle s'initie à l'acrylique et aux techniques mixtes durant 4 ans dans une école d'art à Lausanne.

Ses œuvres aux tendances abstraites s'imposent souvent par leur vigueur, leur énergie, leur construction rigoureuse. Elles révélent une démarche profonde ainsi qu'un travail constant. La dimension poétique de l'œuvre n'est pour autant nullement négligée.

Anne Schnider préfère suggérer plutôt que reproduire fidèlement l'objet. C'est une peinture qui invite aux rêves par une juxtaposition de couleurs, d'effets de lumière, de transparence, de matière. La couleur, ainsi que différents médiums et minéraux sont travaillés et disposés en couches successives dans une composition qui recherche l'harmonie et la beauté.

Après diverses expositions dans la région Lémanique, elle expose régulièrement en Suisse, en France, en Autriche et en Italie. Ses œuvres font partie de nombreuses collections privées.

Patrick Gresse

Patrick Gresse, né en 1947, vit et travaille dans le sud de la France.

"Les bronzes et les marbres de Patrick Gresse exaltent la beauté du corps à la faveur d’une technique irréprochable et de la noblesse de matériaux chargés d’histoire. Chacune des sculptures exposées se veut, mieux qu’une représentation, une synthèse harmonieuse des dynamiques corporelles. La grâce sensuelle des courbes se déploie à partir d’un centre secret où l’œuvre trouve son point d’équilibre.
Partant du modelage de la terre, moment de recherche et d’expérimentation, Patrick Gresse en même temps qu’il maîtrise et distribue les tensions de sa matière, transmute ses doutes et ses inquiétudes en une affirmation plénière, charnelle et lumineuse, car la lumière aime à s’attarder sur la patine sombre de ses bronzes ou le blanc veiné de gris de ses marbres, en une sorte d’épiphanie intime et quotidienne.
Une sculpture telle que "Ni queue ni tête", où le jeu des courbes se fait presque abstrait, montre vers quelle fusion entre le travail de l’artiste et celui de la nature semble tendre à présent Patrick Gresse."
(Article de Jacques Simonelli.)

"Sous la lumière, l’austérité de la pierre s’adoucit. La nudité n’est pas ici celle du corps mais bien celle de l’esprit qui érode le trop jusqu’au juste. Et la sensualité naît d’un geste répété. Vibration alors de la peau opalescente du marbre où battent d’imperceptibles veines."
(Extrait d'un texte de Brigitte Bardelot.)